La fraîcheur, liée à l'âge de l'insouciance, baigne dans le talent chez ces deux là. Un plaisir à fleur de peau qui se partage avec les fruits du travail.
Un seul petit reproche, un répertoire pas assez conséquent pour tenir plus d'une heure live, même si les reprises de « Prince » sont de très belle facture.
Aucun doute, si Nina Attal persévère dans les années à venir, son empreinte restera figée dans les consciences.
Pour ceux qui l'auraient oublié, le Blues est une musique inventée par les Noirs Américains issus de l'esclavage. Le racisme et la ségrégation raciale étaient trop radicaux et présents pour que les « blancs » Américains veuillent bien rendre cette musique populaire.
Dans les années 60 ce sont les Anglais avec des groupes devenus mythiques comme les The Beatles (John Lenon, Paul Mc Cartney...), The Rolling Stones (Brian Jones, Ian Stewart, Mike Jagger, Keith Richards...) Manfred Mann (Manfred Mann, Mike Hugg) Fleetwood Mac (Mick Fleetwood, Peter Green) The Yardbirds (Anthony Top, Keith Relf, Eric Clapton...) Ten Years After (Alvin Lee...) The Animals (Eric Burdon, Alan Price, Hilton Valentine...) pour ne citer qu'eux, qui font découvrir le blues à l'Europe et au reste du monde. Un mouvement est né, le British Blues Boom, qui influencera la quasi totalité des groupes occidentaux des décennies suivantes.
Les jeunes musiciens des The Beatles, The Rolling Stones, The Yardbirds, The Animals... écoutent des disques d'import de Blues venus des Etats-Unis et adaptent sur scène cette musique. A l'époque seuls quelques clubs de Londres prennent le risque de programmer des groupes qui jouent du Blues.
Les premiers enregistrements des Rolling Stones étaient uniquement des reprises de Blues et de Rhytm and Blues. Dès le premier album la folie s'empara de Londres. Après les Beatles, les Stones vont tourner aux Etats Unis et « donner à voir » aux blancs Américains la musique des Noirs en l’occurrence le blues. (www.myspace.com/ninaattal)
Chronique de Rv Dols
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