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Musique : Hadji Lazaro
   
 
 
   

Hadji Lazaro François

Musique : François Hadji Lazaro

Créé en 1982, ce n’est que huit années plus tard (1990) que Pigalle est écouté par le « grand public » grâce à ; Dans la salle du bar-tabac de la rue des martyrs, tiré de leur deuxième album, Regards affligés sur la morne et pitoyable existence de Benjamin Trembley, personnage falot mais ô combien attachant.

L’âme de Pigalle c’est François Hadji Lazaro. L’homme est une figure notoire de l’Histoire de la Chanson Française. Hélas, il faudra sans doute attendre sa disparition pour prendre conscience, ou la mesure, de l’importance du personnage. Alors, un feu rouge sera érigé au carrefour des destins.

Le comédien, auteur compositeur et musicien, maîtrise pas moins de 18 instruments : Mandoline, Accordéon, Armonika, Clarinette, Vielle à roue, Guitares, Violon, Cornemuses, Banjo, Guimbarde, Ukulélé, Flûtes…

Il fut capable de faire évoluer sa musique de l’acoustique à l’électrique en passant par le sampler, pour rebondir dans des boîtes à rythmes et séquenceurs. Sans oublier l’importance indéniable donnée à ses textes.

François Hadji Lazaro est né en 1957 à Paris. Dernier fils d’une famille nombreuse, à l’âge de 13 ans il décide d’apprendre la guitare pour draguer les filles.

Photo Hervé Dols - All Rights Reserved -

Cependant, ses doigts courent plus facilement sur les cordes que sous les jupons. A 14 ans, il monte son premier groupe de Rock ; Sans parler un mot d’Anglais, l’adolescent s’attache à Bob Dylan et se dirige vers la Music Folk Américaine. Avec deux amis de lycée non musiciens, ils répètent dans des caves de Pigalle. A l’époque, le groupe était influencé par des musiques Américaine, Irlandaise et Tzygane.

Devenu instituteur, François décide de se consacrer à la musique. Direction le métropolitain et là, il recherche des sons à l’aide d’instruments tous aussi différents les uns que les autres, tout en gardent un ton et une démarche personnels. Il n’est pas rare d’entendre " F.H.L " chanter dans les couloirs souterrains du métro " Où sont tous mes amants " de Mme Fréhel.

Sa carrure imposante lui permet de devenir videur dans une petite salle de concert avant d’être sonorisateur et programmateur. Là, il découvre la scène alternative Rock, notamment avec Helno des Bérurier Noir (futur chanteur et leader des Négresses Vertes avant de décéder le 22 janvier 1993 d’une overdose).

François s’inspire des Béru et décide de monter un groupe plus virulent. Des textes acerbes et satiriques accompagnés d’une musique empreinte d’originalité, puisqu’il incorpore l’accordéon dans le Punk. Naquit " Les Garçons bouchers " en 1985, groupe de rock alternatif Français. Leur musique était une synthèse de punk, de Ska et de chanson populaire. Plusieurs titres résonnent encore, dans les ruelles de la réalité sociale des temps révolus : " La Bière ", " les Rap des Garçons Bouchers "…

La même année (1985), rue des Alouettes dans le 20e arrondissement de Paris, François donne naissance à Boucherie Production, un label alternatif.

La structure de production de disques (sous forme de société civile), est une réponse aux labels qui déjà à l’époque imposent leurs normes et castrent la création. Boucherie Production sortira entre autres le premier album de la Mano Négra, puis les Tétines Noires, Paris Combo, Les Elles, Clarika, Belles Lurettes, Los Carayos… Une centaine d’album plus tard, en 2001, Boucherie Production dépose les armes.

La rencontre avec Manu Chao se fait avec le groupe Los Carayos dans lequel évolue le chanteur des Parabellum et le bassiste des Wampas. FHL jouera pendant quelque temps avec eux.

L’aventure de Pigalle continue et, en 1986, chez Boucherie Production sort l’album Pigalle. Le groupe se sépare en 1997.

Son physique lui permet une carrière d’acteur. Des collaborations avec Claude Berri, Christophe Gans, Bertrand Tavernier, Georges Lautner, Caro, Jeunet…

Après un premier essai en 1996 avec l’album « François Détexte Topor » (textes de Roland Topor), FHL poursuit une carrière solo :« Et Si Que… » (2003), « Contre Courant » (2004) « Aigre-doux » (2006).

En 2008, c’est le retour sur scène de Pigalle pour une tournée qui débute en mars avec l’album « Neuf et occasion ».

Une nouvelle formation accompagne François Hadji-Lazaro : Voix, vielle à roue, guitare, violon, mando, oud, cornemuse, clarinette, banjo, accordéon … J.P Motte : Batterie / Boubouche : Basse / François Combarieu : Guitares / François Benichou : Claviers, Accordéon.

 

Hervé Dols / herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

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