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Numéro 3
   

Florent Caillol

Art plastique : Florent Caillol

Florent Caillol est de la nouvelle offensive créative qui sévit en région Paca (Toulon).

En général la population se sent éloignée des artistes plasticiens, pourtant son propos peut inciter à en savoir plus et nous aider à nous éduquer.

L’œil Paca.fr : Pourquoi l’art plastique ?

Florent Caillol : Quand j’étais adolescent j’ai récupéré les pinceaux de ma mère, les huiles de mon grand-père et je me suis mis à peindre.

Après la terminale je me suis dirigé sur les Beaux Arts.

 

Florent Caillol / Photo Rv Dols©

J’ai commencé par arrêter la peinture, il y avait tellement de domaines différents, la découverte du volume fut primordiale pour moi. Il y a maintenant huit ans que je travaille presque exclusivement en volume.

L’œil Paca.fr : Prends-tu en compte le lieu d’exposition pour réaliser tes oeuvres ?

Florent Caillol : Ce n’est pas propre à l’art, on s’adapte à notre environnement, avec de l’espace je fais plus grand, mais il est vrai que tout dépend du lieu où l’exposition sera située. Il y a des œuvres qui sont créées pour des lieus particuliers, donc je fais connaissance avec l’espace mis à ma disposition et j’envisage les tailles en conséquence. Il y a aussi des œuvres que je réalise sans réfléchir à la future superficie d’exposition. Il faut pouvoir ajuster les œuvres, les démonter et les remonter, pour moi c’est une obligation. Je stocke le monumental chez moi, le transport est plus facile par la suite. Si on me commande une sculpture qui sera fixée alors je ne conçois pas le démontage. Je ne fais pas que du monumental.

L’œil Paca.fr : L'acier ?

Florent Caillol : j’ai réalisé des performances dans lesquelles je moulais mon corps avec des feuilles d’acier et quand je retirais cette carapace, c’était comme une mue, la forme du corps demeurait.

L’œil Paca.fr : Peux- tu définir ton travail ?

Florent Caillol : Mon travail est orienté sur trois concepts ; la protection(1) de mon corps, armures, carapaces, moulures, par la suite je me suis dirigé sur des abris, des cabanes, c’est un aspect de la protection qui va envelopper ou englober le corps. J’ai pris conscience que la protection du corps pouvait se diversifier et être représentée par la dissuasion passive (2) et par l’attaque (3). Je n’ai rien inventé en ce domaine. Depuis bien longtemps, l’homme applique ces concepts. C’est par mon corps, pour mon corps, autour de mon corps.

L’œil Paca.fr : Le corps a son importance ?

Florent Caillol : Oui, j’ai besoin d’éprouver mon corps, ça ne se fait pas forcément dans la douleur, mais l’effort est présent. Au début, dans mes sculptures, il y avait la notion de pénibilité, c’était de la performance, je ne le mettais pas en scène mais cet élément était présent. Il reste toujours quelque chose. C’est toujours une espèce de mise en danger de mon corps. Cela peut paraître paradoxal car le but est de se protéger.

L’œil Paca.fr : Comment te vient l’envie de créer ?

Florent Caillol : En général je vois quelque chose qui m’inspire dans la nature, des réalisations d’humains, des formes qui m’interpellent, m’intéressent, c’est dans l’ordre de la réflexion mais également de la contemplation. Rester posé à un endroit et regarder, observer. Je pense qu’il faut être ouvert au monde, à ce qui se passe autour de soi et après, reprendre à son compte des éléments, sans forcément essayer de les reproduire, en les détournant de leur vocation première. Analyser pour réutiliser.

L’œil Paca.fr : La notion de vente est-elle prise en compte dans tes œuvres ?

Florent Caillol : Quand je crée, c’est un besoin, une envie, je n’englobe pas la notion « faire de l’argent ». Le plus souvent je me fais défrayer, association, collectivité locale via des aides à la création. Je ne sais jamais si l’œuvre sera suffisamment intéressante pour être exposée un jour, mais je la réalise quand même. J’évite aussi de me lancer dans des réalisations que je n’ai pas les moyens de financer, cela reste en général de l’autoproduction. Pour le monumental il me faut obligatoirement un financement.

L’œil Paca.fr : Marseille Capitale Européenne de la culture, cela évoque quoi pour toi ?

Florent Caillol : (Rire)… Peut être que pour ceux qui ont des relations cela fera avancer les choses. C’est un prétexte publicitaire, pour parler de Marseille ou faire découvrir la ville.

 

Propos recueillis par Rv Dols herve.dols@oeilpaca.fr

 

 

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