« Côté Jardin, Jean Vilar et Avignon » du 4 juin au 14 novembre dans les jardins des Doms en Avignon

La Maison Jean Vilar est fermée temporairement pour travaux. Pour mettre en œuvre l'exposition, les organisateurs ont imaginé un lieu de repli. Les jardins des Doms apparaissent comme l'endroit idéal, en raison de sa situation géographique et du rôle que joua le Rocher des Doms dans l'histoire du festival.

Le Rocher des Doms était déjà occupé pendant la préhistoire (attesté par les objets découverts). Sa position haute était favorable en cas de danger, c'était un Oppidum entouré par des remparts dès l'antiquité. Au Moyen Âge, vers le IVe siècle, la basilique Notre-Dame fut édifiée sur le rocher. En ces temps-là, le siège du pouvoir communal se situait sur le flanc de l'éminence escarpée. En 1309, l'arrivée de la papauté généra la construction de palais cardinalices. Le jardin des Doms est protégé depuis 2003 par le label Jardin remarquable français, attribué par le Ministère de la Culture.

Jean Vilar et Maria Casarès
Jean Vilar - Maria Casarès

Au-delà de son aspect historique et de sa proximité avec la cour d'honneur du Palais des Papes , le jardin a vraisemblablement joué un rôle prépondérant dans l'histoire du festival d'Avignon. Jean Vilar y avait installé les bureaux de l'administration sous des tentes, un plateau pour les répétitions et les lieux de détente, de repos à l'ombre des arbres, là où l'air circule. En effet, n'oublions pas qu'à l'époque, au mois de juillet, la climatisation n'existait pas. Les jardins qui se trouvent à deux pas des représentations étaient un lieu de repli idéal.

L'exposition nous montre l'envers du décor, la troupe de Jean Vilar, la vie bakstage, elle nous fait prendre l'air du temps, passé et présent. L'omniprésence des comédiens est soulignée par de grands formats en noir et blanc qui feront peut-être naître dans nos mémoires les fantômes des jardins des Doms.

L'association Jean Vilar nous offre là un voyage dans les coulisses d’un Avignon effervescent, une plongée au cœur d’un mythe qui se construit. Une promenade « gratuite » toute en volupté à ne manquer sous aucun prétexte si vous passez par Avignon cet été.

JP Darras et Philippe Noiret
Photo Maurice Costa

Les photographies exposées furent réalisées par cinq jeunes professionnels de l'époque : Agnès Varda, Maurice Costa, Suzanne Fournier, Serge Lido et Boris Lipnitzki. Les tirages de l’exposition ont été réalisés par l’Atelier SHL – Sunghee Lee à Arles. Le Studio BT Architecte a réalisé la scénographie. Un catalogue de l'exposition « Côté Jardin, Jean Vilar et Avignon » a été édité, 80 pages qui rassemblent les 32 clichés et des textes de Jean Vilar.

Un concours photographique «  Sans Aucune Gravité » est ouvert à tous pendant la période du 4 juin au 24 octobre, à l'exemple du cliché "A Tout-Vent" de Maurice Costa où l’on peut observer le naturel désopilant de Jean Pierre Darras et Philippe Noiret en train de s’amuser à sauter ! .

Les images du concours sont à adresser au site de la Maison Jean Vilar : www.maisonjeanvilar.org.

Amel Ramahi : amel.ramahi@oeilpaca.fr - Claire : claire.fabre@oeilpaca.fr

Photo Agnès Varda
Geneviève Pages et Gérard Philipe sur le Rhône, 1958 photographie Agnès Varda ©succession Varda.
Agnès Varda
Maria Casarès, Silvia Monfort et Christiane Minazzoli, 1954 photographie Agnès Varda ©succession Varda.
Images Agnès Varda
Silvia Monfort au jardin du Verger, 1948 photographie Agnès Varda ©succession Varda.
Jean Vilar
Jean Vilar dans la cour d’Honneur, 1958 Suzanne Fournier.

George Wilson, Agnès Varda, Maria Casarès, Gérard Philipe, 1954
Jean Vilar photo Agnès Varda
Photo Serge Lido

OEILPACA prochain numéro octobre 2021